L’anorexie : quels risques ?

Publié le par Juliette

Il existe un risque vital lié à l’anorexie et aux complications physiologiques qu’elle entraîne. Environ 10 % des adolescentes décèdent par suicide ou dénutrition.

La principale difficulté au niveau des soins réside dans le refus du traitement. En effet, ces adolescentes, qui ne se considèrent pas comme malades, rejettent les consultations spécialisées ou le suivi en institution. Ce refus pose un réel problème car, en raison du risque vital, l’anorexie doit être traitée le plus tôt possible. De plus, le trouble s’installant, un système de renforcement de comportements alimentaires se met en place et affecte sensiblement les potentialités de rémission.

Les soins sont généralement constitués de deux phases : l’hospitalisation et un suivi ambulatoire qui s’effectuent en parallèle.

L’idée de l’hospitalisation d’une adolescente anorexique est d’écarter le risque vital. Il s’agit d’atteindre un objectif de reprise de poids à court terme (nécessaire pour ôter tout risque vital) et un objectif de re-nutrition (l’anorexique ayant de nombreuses carences physiologiques). Quand l’état de l’anorexique est trop critique, une sonde alimentaire est posée.

L’objectif de reprise de poids à long terme, établi sous forme de contrat avec l’adolescente, a pour but d’atteindre un poids qui correspond à celui de la taille de l’adolescente, mais qui s’écarte de la maigreur. Suivant les établissements, il s’agit de retourner progressivement à une alimentation dite « normale » et d’acquérir un poids minimum dit de « sortie », qui permet à l’adolescente de quitter l’hôpital.

Au début de l’hospitalisation, voire même en cours de celle-ci, on isole l’adolescente de son milieu familial. En fonction du contrat et du poids repris, l’isolation est levée et les contacts avec la famille peuvent reprendre progressivement. L’isolation est une période douloureuse pour les parents comme pour l’adolescente, mais les parents doivent être solidaires de l’équipe soignante.

Pendant l’hospitalisation, l’adolescente peut participer à diverses activités comme des ateliers d’ergothérapie, des groupes de relaxation ou de psychomotricité, des groupes de parole. Le but étant d’engager le dialogue avec l’adolescente.

Après l’hospitalisation, un suivi ambulatoire est maintenu. Il s’agit d’une part de maintenir une prise en charge purement médicale pour continuer à suivre l’évolution du poids. D’autre part, l’adolescente poursuit un travail psychothérapeutique (individuel, psychodrame, cognitivo-comportemental).

Ces différents traitements contre l’anorexie ont cependant une efficacité limitée et trois voies sont possibles :
• les adolescentes retrouvent une vie normale ;
• la guérison est partielle et la rechute possible : le poids demeure faible, il y a encore des troubles psychologiques ;
l’anorexie persiste et nécessite de continuer les soins.

Il existe également des groupes qui permettent aux parents de se parler et de partager leur expérience, de comprendre les problèmes de leur adolescente et éventuellement de reconstituer ou de stabiliser le couple.

Extrait de l’ouvrage "L’adolescent et la violence" de Caroline Sahuc paru aux éditions Studyparents

Source : http://www.studyparents.com

Publié dans L'anorexie

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lyla 31/03/2007 18:13

Je déteste leur chantage au poids pour les hospi

naima 30/03/2007 20:10

Salut ma belle,
ce post me fait penser au livre que je viens de finir qui est "l'anorexie" du dr franck senninger.C'est un petit livre mais il est très complet,il a aussi écrit un autre sur la boulimie.
Bref,j'espère que tu vas bien.bisous