Angoisses, phobies, TOC, insomnie, procrastination

Samedi 21 octobre 2006
L'angoisse peut être définie comme émotion, en tant que sentiment durable de peur. L'apathie existentielle, le vide existentiel etc. n'ont pas d'objet clairement identifié. Dans le cas de l'anxiété, l'élément anxiogène est identifié (peur de l'échec, peur du rejet, etc.). Les schémas et les symptômes sont différents et on n'aborde pas les cas d'angoisse comme les cas d'anxiété. L'angoisse est souvent de nature irrationnelle, contrairement à la peur.
Les classifications psychiatriques en vigueur ne font pas de distinction puisqu'il s'agit, dans le cas de la psychiatrie, de geler les symptômes de peur et non pas de les traiter. L'approche idéale est la symbiokinergie une méthode de Neuro-coaching mise au point par Guy Hauray, un docteur en psychologie bien connu pour ses réussites en coaching de pointe. Il donne des formations et des conférences de qualité sur le sujet.


Sémiologie

Crise d'angoisse (attaque de panique). Une crise d'angoisse se caractérise par une période bien délimitée de crainte et de malaise intenses, avec au minimum quatre des symptômes suivants, survenant en moins de dix minutes.
1/ palpitations, battements de cœur
2/ transpiration
3/ tremblements
4/ impression d'étouffement
5/ sensation d'étranglement
6/ douleur, gêne thoracique
7/ nausée ou gêne abdominale
8/ sensation de vertige ou d'évanouissement
9/ déréalisation (sentiment d'irréalité) ou dépersonnalisation (être détaché de soi)
10/ peur de perdre le contrôle de soi ou de devenir fou
11/ peur de mourir
12/ sensations d'engourdissement
13/ frissons ou bouffées de chaleur
Parmi les approches psychopathologiques, le DSM-IV et la CIM-10 proposent une catégorie:Trouble de l'anxiété, dont un trouble de l'anxiété généralisée.


En psychanalyse


Freud a effectué plusieurs théorisations de l'angoisse, mais aucune n'annule l'autre.

On distingue généralement deux conceptions :
La première considère l'angoisse comme secondaire au refoulement : l'affect délié de la représentation refoulée est transformé en angoisse.
la seconde considère l'angoisse comme un signal devant l'imminence d'un danger, l'angoisse est donc ici un processus de défense mis en place par le Moi, face à l'afflux d'excitation pulsionnelle : l'angoisse précède donc le refoulement dans cette conception.
On peut distinguer à travers l'analyse des colorations qualitatives de l'angoisse, selon l'objet de crainte :
l' angoisse de castration est propre à la névrose. (La discussion portera par exemple sur la description que fait Freud de l'inconscient comme ignorant la négation - ici ne pas avoir .)
l'angoisse de type dépressif (Donald Winnicott) est crainte de perdre l'objet (et non nécessairement le phallus), elle se rapporte entre autres à la position dépressive. Elle se retrouve dans les organisations de type borderline, selon Jean Bergeret (psychanalyste).
l'angoisse de mort, plus précoce, est de nature psychotique. On l'appelle aussi angoisse de morcellement : l'angoisse porte sur l'être, et non plus sur l'avoir. Le psychotique craint sa propre disparition, son éclatement en morceaux épars.
Par Juliette
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Samedi 21 octobre 2006
Pour la psychiatrie phénoménologique, biologique et comportementale, l'anxiété est un état d'alerte, de tension psychologique et somatique, en rapport avec un sentiment désagréable de peurs, d'inquiétude, le plus souvent sans objet, ou disproportionné par rapport à son objet. On la distingue des troubles anxieux qui sont un état pathologique dans lequel un individu ne parvient plus à maitriser son anxiété.
Pour la psychanalyse, l'anxiété est à distinguer de l'angoisse dont la nature (perte d'objet, dépressive, psychotique, de castration) doit être investiguée dans le cadre d'entretiens psychanalytiques afin d'en établir sa fonction intrapsychique pour l'éclairer du point de vue de la conscience et la dépasser dans une cure.
Des manifestations physiologiques peuvent accompagner l'état d'anxiété : vertiges, nausées, palpitations, difficultés à respirer, contrition de la poitrine, transpiration...
Quatre émotions sont refoulées et ont besoin d'être ressenties chez les gens anxieux: la crainte, le regret, la frustration et la déception.
À son degré le plus élevé, l'anxiété se manifeste par une emprise totale de l'individu qui perd alors ses perceptions de l'environnement, du temps,des émotions auxquelles il est habitué. On parlera alors de "Raptus anxieux". Leurs degrés de violence sont si fort que l'individu se retrouve sous traitement médical, par exemple à la suite d'un surdosage aux amphétamines.
Par Juliette
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Samedi 21 octobre 2006
Les phobies

Les phobies sont des craintes exagérées et excessives d'un objet ou d'une situation, d'une rencontre sociale ou d'un lieu précis. On les nomme respectivement phobie spécifique, phobie sociale et agoraphobie.

Les personnes qui souffrent de phobie reconnaissent leurs peurs, sans toutefois pouvoir en expliquer l'origine, qui est irraisonnée. Leurs peurs les contrôlent totalement, contrairement à la majorité des gens qui, bien qu'ils éprouvent des peurs, telles craindre une entrevue d'emploi ou dormir seul à la maison, trouvent cependant des stratégies " pour passer à travers ". C'est donc la gravité de cette incapacité de la personne à s'adapter à son environnement qui permet de différencier les phobies des " peurs normales ".


La phobie spécifique

Une personne souffre de phobie spécifique quand ses attaques de panique sont provoquées par un stimulus distinct (par exemple, un chien, un avion, du sang, etc) ou encore une situation particulière (par exemple, arriver en retard au travail, à ses rendez-vous, etc).

La situation ou l'objet est clairement défini et une simple exposition à ce stimulus est perçue comme une menace entraînant inévitablement une réponse d'anxiété chez la personne.

La personne souffrant de phobie spécifique adopte des comportements d'évitement, mais elle acceptera de vivre, bien qu'avec une crainte intense, certaines situations incontournables.

Les phobies spécifiques les plus courantes sont celles du sang, des hauteurs, des microbes, des araignées, des vols aériens, des vomissements et des ascenseurs. La plupart des phobies spécifiques débutent à la fin de l'adolescence ou au début de la vie d'adulte, sauf pour la peur des hauteurs, qui elle serait discernable dès l'enfance.


La phobie sociale

" La peur essentielle de la personne souffrant de phobie sociale est celle d'être humiliée ou soumise au regard critique, accusateur ou dévalorisant d'autrui. Typiquement, la personne craint d'être embarrassée par des tremblements des mains ou de la voix qu'on pourrait remarquer, une rougeur qu'on pourrait voir, ou tout autre signe d'anxiété qui pourrait la faire paraître faible, folle ou stupide. " (source : Lucie Fortin, Troubles anxieux, trouble panique et phobies in Psychiatrie clinique : une approche bio-psycho-sociale, Gaëtan Morin éditeur, p. 346)

La personne qui souffre de phobie sociale s'inquiète de ses interactions sociales et cherche souvent, fort adroitement, à les éviter.

Les phobies sociales les plus fréquentes sont de parler devant un groupe, d'entretenir une conversation, particulièrement avec une personne inconnue, ou encore de parler avec une personne d'autorité. D'autres personnes souffrant de phobie sociale éprouvent plutôt de la difficulté à parler au téléphone, à manger ou boire devant des personnes qui les regardent ou à participer à des activités où il pourrait y avoir un auditoire, telles que les activités sportives ou les concerts.


L'agoraphobie


L'agoraphobie, c'est soit la peur de se retrouver dans des situations ou des endroits dans lesquels on ne pourrait pas trouver de secours, soit celle de se retrouver seul à l'extérieur du domicile, comme par exemple, dans une foule.

La phobie de loin la plus handicapante, l'agoraphobie restreint les déplacements de la personne atteinte ou exige pour celle-ci un accompagnement en dehors de son domicile.

Pour une personne souffrant de ce type de phobie, se retrouver à l'extérieur de son domicile, soit dans une foule ou une file d'attente, soit sur un pont, soit dans un train ou une voiture, est l'activité quotidienne la plus difficile à gérer.

L'agoraphobie est souvent diagnostiquée avec un trouble panique.
Par Juliette
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