Mardi 5 septembre 2006
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23:20
(Boulimique-Anorexique)
C'est parti...
Tout à commencé il y a 7 ans...au moment où je l'ai rencontré.
J'avais 21 ans, c'etait ma premiere grande histoire d'amour...celle qui allait changer ma vie...
La passion s'est vite transformée en cauchemard, le jour où nous avons decidé de vivre ensemble.
Pendant 5 ans, je suis restée là...trop faible sans doute pour oser partir, et me dire que je m'etais trompée.
J'ai supporté une indifference quotidienne, comme si nous etions colocataires...me repliant de plus en plus...
jusqu'à me fermer...
Les disputes n'ont jamais servi à rien...il préférait partir et ne pas les affronter.
A force de cogiter seule, à trop interioriser...fallait bien trouver un moyen d'evacuer.
Celle qui est venue naturellement, c'est la boulimie...j'avais 26 ans.
On pense qu'il ne peut plus rien nous arriver à cet âge là...que ces maladies ne peuvent plus nous atteindre...
Bah...râté pour moi.
C'etait comme pour lui dire " hé ho, je suis là!! "...mais il faisait toujours comme si je n'existais pas.
Et puis, je l'ai detesté au plus profond de moi.
Je lui ai demandé de partir et j'ai continué...comme si c'etait la seule solution d'evacuer le mal être en moi...
pour me proteger et me purifier.
A force de vomir...les saveurs sont parties pour laisser place au gavage de pâtes remplies de gruyere, à me depecher de manger
, de sentir mon ventre trop plein...pour tout rejeter.
J'evitais le pain rempli de nutella, parce que ça me fait mal...trop compact.
J'ai commencer à reduire la diversité de mes aliments.
Je dejeunais leger au matin et je goûtais à 16h.
ça reste les 2 principaux repas pour moi.
Dans mon cas, le pain et le café au lait...c'est ce que j'accepte de garder en moi.
Le reste...je sais que ça va me faire regrossir.
C'est con..mais c'est dans la tete...
J'ai eu une periode où je vomissais à chaque chose avalée...et j'ai remarqué aussi que j'arrivais à me controler plus ou moins
si j'allais manger en famille, ou au boulot.
Je faisais 70 kilos, je suis descendue à 50...mes proches n'ont jamais rien suspecté...du moins...ils n'ont jamais rien osé
me dire...
Et puis je me suis sentie de plus en plus mal, completement droguée de la boulimie.
Mes cheveux tombaient,quand l'eau du bain s'en allait...j'en voyais de plus en plus...
J'ai mal aux genoux, toujours...toujours fatiguée, faible...
Un hiver, je me suis cassé 3 côtes, en toussant fort.
J'avais de plus en plus de mal à supporter la foule dans les magasins, et avec la chaleur, je tombais dans les pommes.
ça a declenché des toc chez moi...
Je me suis mise à verifier des 20aines de fois si mes serrures etaient bien fermées, allumant et eteignant la lumiere...
et surtout, ecouter le silence de la nuit...
Je ne reve plus, du moins...aucun souvenirs...je n'ai pas dormi tres longtemps, etant perçadée qu'on allait venir me cambrioler.
Puis un jour...je suis allée faire un tour du côté des forums ano/boulimie et là, j'ai essayé d'accepter que je pouvais être malade.
Puis une chose encore plus importante pour moi...qui peut paraître debile, mais bon...Elle m'a dit que celles qui detuisent leurs corps,
en se faisant mal, ne pouvaient pas atteindre la voix de la spiritualité...
Il y a sans doute une phrases là dedans qui m'a touchée...et j'ai decidé d'aller voir un psychiatre.
Je lui ai raconté ma vie...ça m'a permis de vider mon sac...et il m'a demandé de faire un bilan sanguin.
Ya fallut que j'aille chez un specialiste pour qu'il voit que j'avais un tres gros manque de potassium ( je ne vous apprends pas que ça provoque des
arrêts cardiaques? ).
Il fallait que je me fasse peser avant chaque visite chez lui, par le pharmacien.
J'ai d'abord refusé ses anxiolitiques et ses anti depresseurs, etant perçuadée que je n'entendrais pas ces voleurs ( qui ne sont jamais venus me cambrioler ).
Puis j'ai fini par accepter...
Là, deuxieme drogue pour moi...j'en ai pris pendant deux années, mais le probleme...c'est qu'il faut à chaque fois augmenter les doses !!
J'ai eu une grande chance dans toute cette merdouille...j'ai été obligée de revendre cette maison, ne pouvant plus assumer les charges seule.
Mes parents m'ont accueillie, j'ai demissionné et j'ai repris mes etudes.
Nouveau depart...comme un cadeau...et pour ne pas les decevoir, j'ai stoppé les vomissements quotidiens.( même si sont censés ne pas être au courant )
Je dois avouer qu'à la premiere occas', meme si c'est moins frequent, je craque...
Aujourdhui, je vais avoir 29 ans...toujours aussi fragile, avec une force en plus qui est apparue et qui surgit quand ça fait trop mal...
Mes sentiments vis à vis des gens sont moins importants car c'est ma façon de me proteger.
J'ai l'impression que je suis 2 personnes...la battante et la fragile, qui ne croit pas en elle.
Je suis certaine que cette maladie s'en ira d'elle même le jour où quelqu'un m'aimera toute entiere, pas seulement pour un physique.
Alors...on attend...et on se bat.
C.
C'est parti...
Tout à commencé il y a 7 ans...au moment où je l'ai rencontré.
J'avais 21 ans, c'etait ma premiere grande histoire d'amour...celle qui allait changer ma vie...
La passion s'est vite transformée en cauchemard, le jour où nous avons decidé de vivre ensemble.
Pendant 5 ans, je suis restée là...trop faible sans doute pour oser partir, et me dire que je m'etais trompée.
J'ai supporté une indifference quotidienne, comme si nous etions colocataires...me repliant de plus en plus...
jusqu'à me fermer...
Les disputes n'ont jamais servi à rien...il préférait partir et ne pas les affronter.
A force de cogiter seule, à trop interioriser...fallait bien trouver un moyen d'evacuer.
Celle qui est venue naturellement, c'est la boulimie...j'avais 26 ans.
On pense qu'il ne peut plus rien nous arriver à cet âge là...que ces maladies ne peuvent plus nous atteindre...
Bah...râté pour moi.
C'etait comme pour lui dire " hé ho, je suis là!! "...mais il faisait toujours comme si je n'existais pas.
Et puis, je l'ai detesté au plus profond de moi.
Je lui ai demandé de partir et j'ai continué...comme si c'etait la seule solution d'evacuer le mal être en moi...
pour me proteger et me purifier.
A force de vomir...les saveurs sont parties pour laisser place au gavage de pâtes remplies de gruyere, à me depecher de manger
, de sentir mon ventre trop plein...pour tout rejeter.
J'evitais le pain rempli de nutella, parce que ça me fait mal...trop compact.
J'ai commencer à reduire la diversité de mes aliments.
Je dejeunais leger au matin et je goûtais à 16h.
ça reste les 2 principaux repas pour moi.
Dans mon cas, le pain et le café au lait...c'est ce que j'accepte de garder en moi.
Le reste...je sais que ça va me faire regrossir.
C'est con..mais c'est dans la tete...
J'ai eu une periode où je vomissais à chaque chose avalée...et j'ai remarqué aussi que j'arrivais à me controler plus ou moins
si j'allais manger en famille, ou au boulot.
Je faisais 70 kilos, je suis descendue à 50...mes proches n'ont jamais rien suspecté...du moins...ils n'ont jamais rien osé
me dire...
Et puis je me suis sentie de plus en plus mal, completement droguée de la boulimie.
Mes cheveux tombaient,quand l'eau du bain s'en allait...j'en voyais de plus en plus...
J'ai mal aux genoux, toujours...toujours fatiguée, faible...
Un hiver, je me suis cassé 3 côtes, en toussant fort.
J'avais de plus en plus de mal à supporter la foule dans les magasins, et avec la chaleur, je tombais dans les pommes.
ça a declenché des toc chez moi...
Je me suis mise à verifier des 20aines de fois si mes serrures etaient bien fermées, allumant et eteignant la lumiere...
et surtout, ecouter le silence de la nuit...
Je ne reve plus, du moins...aucun souvenirs...je n'ai pas dormi tres longtemps, etant perçadée qu'on allait venir me cambrioler.
Puis un jour...je suis allée faire un tour du côté des forums ano/boulimie et là, j'ai essayé d'accepter que je pouvais être malade.
Puis une chose encore plus importante pour moi...qui peut paraître debile, mais bon...Elle m'a dit que celles qui detuisent leurs corps,
en se faisant mal, ne pouvaient pas atteindre la voix de la spiritualité...
Il y a sans doute une phrases là dedans qui m'a touchée...et j'ai decidé d'aller voir un psychiatre.
Je lui ai raconté ma vie...ça m'a permis de vider mon sac...et il m'a demandé de faire un bilan sanguin.
Ya fallut que j'aille chez un specialiste pour qu'il voit que j'avais un tres gros manque de potassium ( je ne vous apprends pas que ça provoque des
arrêts cardiaques? ).
Il fallait que je me fasse peser avant chaque visite chez lui, par le pharmacien.
J'ai d'abord refusé ses anxiolitiques et ses anti depresseurs, etant perçuadée que je n'entendrais pas ces voleurs ( qui ne sont jamais venus me cambrioler ).
Puis j'ai fini par accepter...
Là, deuxieme drogue pour moi...j'en ai pris pendant deux années, mais le probleme...c'est qu'il faut à chaque fois augmenter les doses !!
J'ai eu une grande chance dans toute cette merdouille...j'ai été obligée de revendre cette maison, ne pouvant plus assumer les charges seule.
Mes parents m'ont accueillie, j'ai demissionné et j'ai repris mes etudes.
Nouveau depart...comme un cadeau...et pour ne pas les decevoir, j'ai stoppé les vomissements quotidiens.( même si sont censés ne pas être au courant )
Je dois avouer qu'à la premiere occas', meme si c'est moins frequent, je craque...
Aujourdhui, je vais avoir 29 ans...toujours aussi fragile, avec une force en plus qui est apparue et qui surgit quand ça fait trop mal...
Mes sentiments vis à vis des gens sont moins importants car c'est ma façon de me proteger.
J'ai l'impression que je suis 2 personnes...la battante et la fragile, qui ne croit pas en elle.
Je suis certaine que cette maladie s'en ira d'elle même le jour où quelqu'un m'aimera toute entiere, pas seulement pour un physique.
Alors...on attend...et on se bat.
C.
Par Juliette et Kayalya
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Publié dans : Témoignages
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