La dépendance affective

Publié le par Juliette

I. Définition de la dépendance affective (DA)

La DA est le fait de ne pas s’aimer, d’avoir une opinion négative de soi, et de faire dépendre l’amour de soi et le sens de sa valeur (estime de soi) de facteurs extérieurs (ex. autrui, biens matériels, travail, position sociale, pouvoir de séduction …).
Cette recherche extérieure représente une stratégie qui s’avérera vaine, pour plusieurs raisons : exigence, difficulté à recevoir, insatisfaction, choix de partenaire inadéquat…
En définitive, seule la personne DA est à même de satisfaire ses besoins, par un processus de reparentage.



II. Suis-je DA ?


On identifie le plus souvent la DA à travers la qualité de la relation amoureuse.
Le DA se retrouve souvent dans une relation où ses besoins affectifs ne sont pas satisfaits ; il en éprouve de la frustration, une souffrance, sans pour autant arriver à se détacher de son(sa) partenaire et à se décider à rompre, parce qu’il est « accro » émotionnellement ou à de rares moments de plaisir, ou parce qu’il s’en sent coupable.
Ce faisant, la personne répète une relation insatisfaisante de son enfance, donnant ainsi l’occasion aux besoins d’être reconnus et assumés, et de faire le deuil de son passé.
Un critère à prendre en compte : y a-t-il plus de moments de souffrance que de moments agréables ?



III. La DA

Il existe une souffrance chez la personne DA ; cette souffrance est à rattacher aux besoins affectifs non satisfaits (ex. besoin d’être aimé), à une estime négative de soi, à la honte et aux sentiments dépressifs.
Lorsque cette souffrance est consciente, le DA en attribue la cause au comportement de son(sa) partenaire.
En fait, il se pourrait que cette souffrance vienne de l’enfance, et que la situation actuelle ne fasse que reproduire et réactiver une situation et des blessures remontant à l’enfance.
Dans ce sens, la souffrance actuelle pourrait être l’occasion de travailler sur les blessures de l’enfance et de se libérer de leur emprise.
Le DA s’efforce, par son comportement, d’obtenir de son(sa)partenaire l’amour qu’il n’a pas reçu enfant, tout en estimant qu’il ne mérite pas d’être aimé et d’être heureux.
Tant que les blessures de l’enfance n’auront pas été guéries et que les besoins affectifs n’auront pas été assumés, le fonctionnement risque de perdurer et de se répéter d’une relation à l’autre.
Face à ses besoins affectifs - lorsqu’ils sont reconnus par lui -, le DA a tendance à se culpabiliser, à les juger infantiles ou excessifs, et à se contenter de miettes.
Il s’efforce de les dépasser, il minimise les faits, il se voile la face, ou bien il est dans le reproche, ou explose, ou finit par déprimer ou par tomber malade.
Ces façons de réagir indiquent qu’il ne les assume pas ; il attend, dans une position infantile, que ce soit l’autre qui les prenne en charge sans qu’il ait à les exprimer, et, de ce fait, ils ne sont pas satisfaits, ce qui génère de la souffrance (ex. désert).

Pour qu’un besoin puisse être satisfait, une personne doit le reconnaître, l’assumer et agir pour le satisfaire, par exemple en faisant des demandes claires à un(e) partenaire consentante, disponible et capable de satisfaire ce besoin (ex. pare- soleil).
Il s’agit là d’une attitude responsable.
De plus, le DA est généralement attiré (= ressentir une émotion amoureuse) par un(e) partenaire distant, dévalorisateur, manipulateur, refusant de s’engager, voire violent.
Il ne s’agit pas d’un libre choix, mais d’une compulsion de répétition.
Il a pu être séduit par l’aisance de son(sa) partenaire, par l’attention qu’il(elle) lui a porté en début de relation.
Lorsqu’il se trouve face à un(e) partenaire chaleureux, le DA s’ennuie et ne ressent pas de désir sexuel. Lorsque la relation se passe bien, il la sabote, ce qui indique l’existence de deux forces contradictoires.
Les enjeux : être rassuré en se rendant indispensable (pour éviter l’abandon), lutter pour être aimé, se sentir valorisé, attirer l’attention.
La DA s’accompagne de certaines croyances ; parmi celles-ci, on trouve : « J’ai absolument besoin de ton amour pour être heureux(se), pour me sentir exister », « Sans toi je ne suis rien », « Je n’ai pas le droit d’avoir des besoins », « Je ne suis pas digne d’être aimé ». Certaines de ces croyances sont véhiculées par les médias à travers le conte de « La Belle et la Bête » ou le modèle de l’amour-passion.
On peut avoir affaire à une personne qui vit par procuration (au travers des célébrités, de ce qui arrive aux proches, des faits divers…), qui tolère des situations de non respect, qui exprime des reproches ou explose par intermittence.



IV. Autres dynamiques liées aux besoins affectifs non satisfaits

Le besoin d’amour peut se dissimuler derrière un fonctionnement de co-dépendance (Sauveteur), une assuétude, une mise à distance, ou une maladie.
Ces différentes dynamiques ne sont pas exclusives l’une de l’autre et peuvent coexister avec la DA.
La co-dépendance est le fonctionnement le plus proche de la DA, deux dynamiques traitées dans le livre de Robin NORWOOD « Ces femmes qui aiment trop ».
Le codépendant ou Sauveteur est attiré par un(e) partenaire présentant une assuétude et/ou une détresse. Il est ému par cette détresse et il se met au défi d’arriver à rendre l’autre heureux (enjeu), à le faire arrêter son assuétude.
Le co-dépendant ou Sauveteur est plein de bonnes intentions, plein d’amour. Il est animé par un idéal d’amour inconditionnel. Il est dans le don de soi, dans le sacrifice.
Le problème avec le co-dépendant, c’est qu’il donne trop, qu’il ne se livre pas assez, qu’il occulte ses besoins, ce qui déséquilibre la relation, et entraîne une absence de communication authentique et de relation d’intimité.
La relation d’intimité est compromise d’emblée puisque le couple se trouve dans une relation à trois (les deux partenaires + le problème).
Ses croyances: « Il faut que tu vives car si tu ne vis pas, je suis morte », « L’autre a besoin de moi pour être heureux », « Si l’autre n’est pas bien, je ne peux pas être bien ». Sa dynamique : donner l’amour qu’il n’a pas reçu, sans passer par le contact avec sa souffrance.
On peut retrouver cette forme de relation d’un parent envers un enfant (parent qui se surinvestit auprès d’un enfant, l’enfant venant réparer un manque, une blessure), d’un enfant envers un parent, d’un partenaire vis-à-vis d’un partenaire malade, etc.

Ce qui distingue la codépendance d’une attitude « juste », c’est l’apparition à moyen terme de souffrance, la prise en charge de l’autre (ce qui diminue sa responsabilité, son autonomie).
Par son choix, le Sauveteur reproduit une situation de l’enfance (ex. père alcoolique, mère déprimée). Malheureusement, tout comme dans le passé, sauver l’autre s’avérera généralement une tâche impossible.
La mise à distance de soi et des autres assure une fonction de protection contre des affects douloureux, contre la souffrance liée à des traumatismes.
On l’observe chez les anti-dépendants, ceux qui ont décidé qu’ils n’avaient pas besoin des autres. En bloquant leur souffrance, ils bloquent aussi leur capacité à aimer.
Elle se retrouve aussi dans le fonctionnement du manipulateur (ou pervers narcissique) qui dévalorise sa partenaire, l’isole, la traite en objet, dissimule des informations… (Isabelle NAZARE-AGA, Marie-France HIRIGOYEN).
Dans ce fonctionnement, l’abusé devient abuseur, celui qui a été frustré frustre à son tour, celui qui s’est senti rejeté rejette, etc..
L’assuétude peut prendre différentes formes : assuétude à une substance (alcool, nourriture, drogue…), à une activité (passion, internet, travail, séduction, sexualité compulsive, pornographie, sport intensif, achats compulsifs, jeux de hasard …), ou à une émotion (ex. sensations fortes, douleur physique, émotion amoureuse, romantisme, excitation, passion). Elle permet d’anesthésier la souffrance liée au manque affectif et à l’image négative de soi.
La maladie peut traduire une dépendance affective, car elle permet d’être pris en charge sans assumer son besoin.



VI. Caractéristiques associées aux 5 dynamiques

5.1. Au niveau cognitif.
Les cognitions, ce sont les idées sur soi, la façon d’appréhender les situations, la connaissance de soi et les souvenirs.
Leur rôle est important, car elles génèrent des émotions en rapport, qui elles-mêmes vont entraîner certains comportements (ex. rupture amoureuse, ex. échec).
Le DA a des idées négatives sur lui-même liées à la HONTE (John BRADSHAW), à L’ESTIME DE SOI NéGATIVE (sens de sa valeur) et aux SENTIMENTS DÉPRESSIFS.
Par exemple : « je suis inférieur aux autres », « je suis nul, incompétent », « je suis sale, mauvais, méchant », « je ne mérite pas », « on m’a trouvé sur une poubelle », « je ne suis pas digne d’être aimé », « Il y a quelque chose qui cloche en moi »., « Je n’y arriverai jamais ».
La honte, c’est retourner la colère contre soi et manquer de respect envers soi- même.
Elle est entretenue par le Critique Intérieur et les comportements.
De plus, le DA méconnaît généralement ses besoins, ses sentiments, ses valeurs….
Quand il en vient à les connaître, il a tendance à les occulter, à les minimiser, à tenter de les dépasser.
La méconnaissance de soi entraîne une impossibilité à satisfaire ses besoins et à être heureux, entraîne une difficulté de communication authentique. Et un trouble de l’identité (Qui suis-je ?).`

Il y a plusieurs niveaux dans la méconnaissance de soi et la satisfaction des besoins.
Au niveau le plus élevé (niveau 1), la personne n’a aucune conscience de ses besoins ; elle y réagit par de la colère, de la dépression, une maladie, une tension ; elle n’a pas conscience de ces diverses émotions/sensations.
Au niveau 2, elle prend conscience de sa tension, mais n’arrive pas à identifier l’émotion sous-jacente.
Au niveau 3, elle arrive à ressentir sa tension et à identifier l’émotion, mais elle demeure incapable de la relier à la situation qui l’éveille.
Au niveau 4, elle parvient à faire le lien entre ce qu’elle ressent et le stimulus déclencheur, mais sans encore identifier le besoin qui n’est pas satisfait
Au niveau 5, elle est consciente de ses émotions et des besoins non satisfaits à l’origine de ces émotions, mais elle ne se donne pas le droit/la permission de chercher à les satisfaire ou elle s’y prend de manière inefficace (par exemple en s’adressant à un(e) partenaire qui ne veut ou ne peut pas y répondre); elle rend l’autre responsable de son mal-être et reste « accro ».
Au niveau 6, après la guérison des blessures de l’enfance, la personne n’est plus vraiment dans le besoin et elle peut nouer une relation d’intimité avec un(e) partenaire attentif et respectueux (ex. comparaison pare-soleil). Il déforme la réalité à travers ses illusions et ses fantasmes.

5.2. Au niveau émotionnel
manque affectif, immaturité affective, frontières dysfonctionnelles (Pia MELLODY), culpabilité, sentiments dépressifs (vide, solitude, désespoir, inhibition de l’action), souffrance, hypersensibilité à l’abandon, au rejet et à l’échec (ex. examen, AS), émotions excessives, sentiment d’impuissance.
Une personne dépourvue de frontières fonctionnelles se sent responsable du comportement ou des émotions des autres, elle rend les autres responsables de son comportement et de ses émotions (ex. fils, fille).
Elle peut aussi se montrer abusive dans les relations (ex.serrer quelqu’un dans ses bras, alors qu’il/elle a esquissé un geste de recul). Culpabilité (ex. boulangerie, passage pour piétons).

5.3. Au niveau physique
sensation de poids, migraines, perte d’énergie, perte d’élan vital, douleurs, syndrome de fatigue chronique…

5.4. Au niveau du comportement
manque d’affirmation de soi (dire non, mettre des limites, faire des demandes claires, prendre sa place, se défendre…), absence de communication authentique (ex. cinéma), phobie sociale, assuétude…
Le manque d’affirmation de soi est relié à la culpabilité, à la peur du rejet, du conflit (ex. comportement passif-agressif jeux de société).

5.5. Au niveau relationnel
difficulté à nouer une relation d’intimité heureuse, ruptures à répétition. Obsession pour le(la) partenaire.



VI. Thématiques associées


Trouble de l’attachement.
Estime de soi négative.
Santé mentale : trouble borderline (formes sévère et modérée), dépression, maniaco-dépression.
Violence conjugale.
Assuétudes.
Santé physique, maladies.


VII. Origine


7.1. Enfance
L’enfance se répartit en différents stades : le nourrisson, le bambin, le jeune enfant et l’adolescent(e).
A chacun de ces stades correspondent des besoins et un fonctionnement spécifiques.
Le nourrisson, par exemple, n’a aucune conscience de ses besoins, il ne peut que l’exprimer au travers de la tension, de l’agitation, de la détresse, et il est complètement dépendant de son entrourage pour la satisfaction de ses besoins (contact physique, alimentation, validation des émotions, réassurance, réconfort…) et la reconnaissance de ses émotions.
Lorsque les parents sont suffisamment attentifs à l’enfant, lorsqu’ils fournissent un juste dosage de bienveillance et de fermeté, l’enfant prend conscience de lui-même, de ses besoins et de ses sentiments, il se sent accepté, reconnu et il peut développer un attachement secure, un sentiment de confiance (mes besoins sont satisfaits) et de pouvoir sur les événements, une saine estime de lui-même, et son autonomie après une phase de dépendance saine.
Une expérience a révélé que c’était le cas d’environ 2 enfants sur 3.

Cependant, il arrive aussi que les parents soient des adultes enfants, ayant des difficultés à mettre des mots sur leurs sentiments et émotions, ayant des blessures non résolues.
L’enfant peut être confronté à des situations de manque affectif (de la part de la mère et/ou du père), un vécu de séparation/abandon, la maltraitance (violence physique, humiliation, rejet…), l’abus sexuel ou un lien d’inceste affectif.
Le lien d’inceste affectif se noue par exemple quand une mère surinvestit son fils, qui vient combler un manque affectif ou rehausser son ego, au détriment de la relation avec son mari. Dans cette relation, il n’est pas aimé pour lui-même, mais utilisé comme « objet ». Cette relation empêche l’enfant d’accéder à l’autonomie et l’éloigne de son père (trouble de l’attachement au père).
Dans ces conditions, les besoins de l’enfant ne sont pas reconnus ;il éprouve des sentiments pénibles comme solitude, vide, rage, culpabilité, angoisse d’abandon, sentiments dépressifs, terreur ; il a le sentiment de ne pas avoir de valeur (HONTE) ;il éprouve un sentiment d’impuissance ;il développe un attachement insecure ;il met en place un scénario de survie (DA, codépendance) ;son développement affectif va se trouver bloqué aux différents âges auxquels sont survenus les différents traumatismes.
La culpabilité trouve son origine dans les mauvais traitements reçus (« Je dois avoir fait quelque chose de mal pour mériter ça », « J’ai fait quelque chose de mal », « C’est de ma faute »), dans les tentatives de prendre son autonomie, tentatives découragées par la mère qui a besoin de ce lien fusionnel.
Face à un parent en détresse (ex. mère déprimée) ou toxico-dépendant, l’enfant se centre sur les besoins et émotions de ses parents, il se perd de vue et devient codépendant.
Face à un parent distant, l’enfant cherche à attirer son attention, il se perd aussi de vue et devient dépendant affectif.


7.2. Culture
La famille elle-même fait partie d’un système plus large – la société – qui l’influence au niveau des valeurs (relation homme-femme, relation de pouvoir, éducation, modèle de l’amour véhiculé par les médias, objet de consommation…).
Elle nous leurre en nous faisant croire que nous pourrons être heureux en achetant des biens de consommation.
Or, les besoins réels (affectifs) ne peuvent pas être satisfaits par des moyens symboliques (A. JANOV).
Elle nous propose (impose ?) des modèles d’amour-souffrance, d’amour-sacrifice (Jésus, Roméo et Juliette, Lancelot…).


7.3. Biologie
Influence également des données génétiques, biologiques, sur le tempérament.



VIII. Pourquoi cette attirance ? Pourquoi cette difficulté à rompre ?


L’attirance peut s’expliquer par la répétition du schéma due à l’emprise inconsicente qu’exerce la relation non achevée du passé – avec les émotions qui y sont rattachées – sur la personne (cf. publicité, hypnose). Scénario.
Dans la difficulté de rompre, on peut évoquer l’amour que l’on que l’on porte à l’autre ou l’amour que l’autre nous porte. Mais faut-il encore parler d’amour lorsque le respect est absent, que la relation est insatisfaisante, que le partenaire ne souhaite pas s’engager dans la relation ? Ne convient-il pas plutôt de parler d’un trouble de l’attachement ou d’illusion ?

On peut aussi évoquer l’habitude, la peur de se retrouver seul, la référence à une norme (« Tous les couples vivent comme ça »), les convictions religieuses, le fait de s’accrocher aux rares moments de bien-être, l’espoir d’un changement, la présence d’enfants, le confort matériel…
Dans la relation avec un manipulateur, on parle d’un phénomène d’emprise, lié à une phase de séduction initiale et à l’octroi aléatoire de moments de satisfaction.
Je pense qu’en fait il s’agit d’une ornière, elle est creusée tellement profonde qu’on a du mal à en sortir. C’est la frustration affective qui nous lie à l’autre, comme la poule qui s’acharne à atteindre des graines à travers un grillage alors qu’il lui suffirait de se déplacer (et donc de s’éloigner temporairement) pour contourner le grillage et manger à profusion.
Pour comprendre la DA, il faut se mettre dans la peau de l’enfant et comprendre que ses efforts avaient une fonction liée à la survie, au sens de sa valeur.
Les besoins non satisfaits continuent à gouverner l’adulte que nous sommes devenus, car l’enfant intérieur est toujours vivant en nous, et ce à plusieurs âges (nourrisson, bambin, jeune enfant, adolescent(e)).
Il peut y avoir une peur de la solitude, du vide, une DIFFICULTé à FAIRE LE DEUIL D’UNE RELATION.
La relation difficile est l’occasion de prendre conscience de ses besoins et de les assumer.
  


IX. Evolution possible

9.1. Cas de la DA
Le DA peut devenir déprimé, devenir violent, développer une assuétude… La rupture peut s’avérer profitable et permettre l’investissement dans une relation plus satisfaisante, si elle confronte le DA à lui-même, ce qui s’avère douloureux.
Elle peut être le fait du DA comme du(de la) partenaire.
Lorsqu’il commence à s’investir à l’extérieur du couple et de la famille, l’entourage réagit en tenant de le dissuader (culpabilisation).
Il est important pour le DA dans cette situation d’être ferme et de s’en tenir à ses résolutions.
C’est un apprentissage ; ce qui emplique un temps nécessaire, une pratique régulière et la présence de moments de rechute.

9.2. Cas de la codépendance
Face au non-chagement de son(sa) partenaire, le Sauveteur fluctue dans les rôles de Persécuteur et de Victime. Il finit par prendre conscience qu’il a, lui aussi, des besoins affectifs.
Il peut aussi réaliser qu’il s’est engagé dans une relation pour répondre à la demande de l’autre et pas par libre choix.
Lorsque le(la) partenaire connaît une amélioration, le co-dépendant commence à se sentir mal, à déprimer ; il peut s’éloigner et partir à la recherche d’un(e) autre partenaire en détresse.
Probablement qu’il interprète cette amélioration dans le sens « L’autre n’a plus besoin de moi », et donc il peut se sentir abandonné et/ou se sentir sans valeur.
Sa réaction dépressive indique que son fonctionnement, sa lutte peuvent être considérés comme une dépendance, dans la mesure où ils lui apportent le sens de sa valeur et lui permettent d’éviter le contact avec la honte et les sentiments dépressifs.



(Source: http://www.dependanceaffective.be/)

Publié dans Dépendances

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juliette 31/10/2008 22:54

Bonjourmerci pour cette page web, remplie d'informations tres interessantes!je me lis, me decouvre entre toutes ces lignes, quels echos!!ça me fait tres peur, et me rassure a la fois!mais je rejoins cette remarque ecrite precedement, peut on un jour ne dependre de personne? car l'homme vit tout de meme a travers le regard et le filtre des autres??...bon courage a vous tous!

mam 12/05/2008 08:52

pour pârler des dépendances en genéral , on dit qu'une dépendance en chasse une autre...Ex A un ami qui fumait trop , je dis "tu fumes trop en ce moment"puis je me mords la langueil me répond : " oui, je fumes sans doute trop , mais fumer m'empèche de boire, tu sais je bois trop également...."

MAM 02/02/2008 08:21

est il possible de ne dépendre de personne?

mam 02/02/2008 04:47

superbe article

Albalex 04/01/2008 20:55

Bonjour,

Cet article est tres interessant.
Je vois que des exemples sont mentionnes entre parentheses... ou puis je les trouver pour les lire ?

Merci d avance

Albert-Alexandre