Premier rendez-vous de la journée (endocrinologue) : échec

Publié le par Juliette




Ce n’était pas beaucoup demander. Je voulais qu’elle m’explique le métabolisme, je voulais qu’on me parle de l’index glycémique aussi.
Je voulais juste savoir comment marche un corps, où en était le mien.
Juste être rassurée, je croyais qu’on allait me dire comment manger sans avoir peur de grossir. Je croyais qu’on allait me dire que mon corps était un ami et qu’il fallait que je lui fasse confiance, qu’il marchait de telle et telle manière. Je voulais avoir moins peur de lui, lui redonner à manger en ayant confiance.

C’était pas beaucoup. Juste ce qu’on va demander à un endocrinologue : comment ça marche…
Résultat : mon corps est détraqué, chamboulé, il ne comprend plus rien, je dois voir un psy, c’est là le noyau, et je dois manger…
Si j’étais venue pour entendre ça, je ne serais pas venue, je le sais déjà ça.

Résultat, ma consultation a duré 10 minutes, j’ai 11.7 de tension alors que j’avais 8 hier, je n’ai pas d’oedèmes mais encore une tendinite et j’ai une liste d’analyses sanguines à faire.

Et j’ai pris 4 kilos depuis vendredi, depuis ce week-end de crises !
Qu’est ce que ça aurait été sans vomissements ! Je me disais aussi que je voyais une très faible différence hier. Mon corps est un peu bizarre, il réagit sur la balance plusieurs jours après, que ce soit pour la perte ou la prise de poids.
Je suis dépitée, j’ai plus envie.

Je me persuadais en rentrant, en passant devant plein de boulangeries : « non Juliette, vas pas faire de crises, t’as un psy à voir cet après-midi, t’as été déçue, c’est pas une raison… », « pas de caprices, pas de défoulements idiots… »
Alors j’ai mangé, une salade que j’avais achetée hier, il n’y avait pourtant pas de lipides, c’était du blé, de la laitue, un peu de poulet et du curry.
Elle est entrée, elle est sortie…

Je flippe à propos du rendez-vous de cet après-midi. J’ai vraiment peur.
Et si j’étais déçue encore ?
Je sais bien que c’est à moi d’entreprendre et de travailler ma guérison et que les psys et autres médecins font 10% du boulot, qu’ils guident et que tout vient de nous, mais à chaque fois je tombe sur une consultation un peu trop brutale et écourtée.
Et s’il voulait me faire parler des hommes et de la sexualité encore ?

Publié dans Au quotidien

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Pam 06/07/2007 09:05

"et s'il voulait me faire parler des hommes et de la sexualité encore ?" si c'est la un des noyaux du problème, il faut en parler puce, même si c'est dut, il le faut si tu veux guérir.
C'est dommage que l'endocrino n'ai pas été "utile"... Donne nous des nouvelles de ce RDV psy ;)
Je t'embrasse (et ne désespère pas, on PEUT s'en sortir)