Mercredi 23 août 2006
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Août 2006:
Je suis actuellement boulimique vomisseuse et même si j'ai du mal à me l'avouer anorexique.
Tous mes TCA ont commencé très tôt, dès l'entrée au collège, j'ai aujourd'hui 26 ans.
Tout a commencé par l'anorexie restrictive, la boulimie est apparue au lycée.
Les maladies ont jonglé, j'ai eu quelques périodes de répit.
Actuellement je perds beaucoup de poids, non pas que ce choix soit guidé par mes obsessions mais j'ai eu des problèmes de santé qui ont nécessité des traitements médicamenteux assez lourds.
J'essaie de maigrir en faisant le moins de crises possible, et en évitant de retomber dans l'anorexie purement restrictive.
Ces 2 maladies sont là, j'essaie de ne pas les laisser plus s'installer, j'avoue que faire un régime sans tca est vraiment dur pour moi qui ai toujours vécu avec.
Toute la journée je me bât contre ces voix, celle de l'anorexie qui me rappelle, me fait croire en une issue, une solution de facilité merveilleuse et la boulimie qui m'insulte et me rabaisse...
J'aimerai guérir ne plus vivre avec, être capable vivre comme tout le monde mais j'ai très peur.
J'ai peur de ne plus pouvoir maigrir, j'ai peur de grossir, j'ai peur de ne plus avoir de repères et d'arrêter de perdre du poids quand mon nutritionniste me dira qu'il est temps.
J'ai peur de ne pas me rendre compte que je suis encore grosse.
J'ai peur de ne plus avoir ces maladies dans mon tirroir.
Chaque jour je me dis que je regarderai ça plus tard, que la guérison attendra encore plusieurs kilos parce que je serai incapable de m'accepter grosse, que je veux repartir sur des bases saines...
Et en même temps, ces 2 maladies m'empêchent de maigrir à présent.
J'ai perdu la première partie de ce poids à perdre trop rapidement (selon les autres) et mon corps fait obstacle.
Je ne sais plus quoi me dire, j'en ai déjà parlé, mais à chaque fois le médecin, la personne ou même le livre emploi la phrase qui me fait me retourner et me boucher les oreilles "on ne décide pas de son poids"...
J'ai décidé de "bricoler" en attendant et tant que c'est encore possible...
Depuis le mois de Novembre 2006:
Je suis suivie par un psychiatre, je n'avais plus le choix, ça faisait trop longtemps, c'était trop pesant. Une sombre période de dépression est installée depuis le mois d'août. Ce psychiatre est spécialiste des dépendances et ce n'est pas plus mal car j'en ai d'autres que les TCA (achats compulsifs, procrastination).
Je ne peux plus m'en sortir sans cachets. J'ai beaucoup de mal à accepter d'en prendre, je vois ça comme un échec et surtout, j'ai très peur qu'en allant mieux je culpabilise moins en mangeant, j'ai peur de perdre le contrôle.
Je prends une mollécule qui ne me réussit pas et m'enfonce dans les angoisses, on me remplace cette mollécule par une autre. Les angoisses étaient si fortes que j'avais du mal à respirer, elles duraient jour et nuit, je ne vivais plus.
J'ai tout l'attirail: AD, anxiolytiques et somnifères dont le me sers au début.
Je ne savais pas vivre sans les TCA (et je ne sais toujours pas).
J'ai lâchement abandonné mon suivi en service de nutrition hospitalier.
Ma nutritionniste pourtant réputée n'a pas été très fine en août en me disant que je n'arriverais plus à maigrir, que jamais je ne pourrais perdre tous les kilos que m'ont fait prendre ces médicaments. Dans ma tête a raisonné le mot "défi" et l'anorexie est revenue en trombe.
De Août à Janvier
Les restrictions sont très fortes, je ne mange plus que liquide et je "gardes" en moi entre zéro et 500 calories, je me shoote à la faim.
Je suis dans un état de faiblesse et de dépression assez prononcé. La dénutrition est là, pourtant je ne suis pas maigre, ni même mince.
Je me calme pendant les fêtes de Noël, je suis chez mes parents et ma mère me harcèle. Elle me dit que je devrais manger, je réagis en ne mangeant pas, elle me dit que j'abuse, j'en prends encore plus et vais vomir. Mon esprit de contradiction est très prononcé.
J'ai mangé pendant les vacances, j'ai du mal désormais à assumer la faim, les restrictions sont moins dangereuses.
En Février: 2007
Les restrictions sont moins présentes. Les compulsions remplacent la boulimie.
Et sont malheureusement toujours présents, les vomissements.
Je deviens plus responsable dans la prise de cachets, j'arrête d'en abuser. J'en ai des stocks, toujours dans la peur de manquer, j'allais d'un généraliste à un autre m'en faire prescrire.
Aujourd'hui, je prends un AD le matin, un anxiolytique quand l'angoisse est trop insupportable, j'essaie de ne pas y avoir recours plus d'une fois par semaine.
Les insomnies persistent et je ne prends plus de somnifères, ils sont complètement inéfficaces sur moi.
Je commence à retrouver le sourire, les angoisses s'espacent, je mange avec moins de culpabilité, mais je maigris toujours. Je n'ai toujours pas perdu tout le poids que m'a fait prendre les antiépileptiques, ceci-dit je ne suis plus en danger ou diforme selon les autres et les médecins. En même temps je partais de très bas.
Malgré une perte de 30 kilos, je ne vois rien, mon corps est toujours trop gros.
Je commence à avoir très peur de maigrir, chose que je n'ai jamais connu car je perds ma carapace, j'entre dans le monde des gens normaux. Il va falloir que je fasse sans la carapace de la maigreur ni du surpoids. C'est très dur pour moi, je retarde presque l'amaigrissement.
Par Juliette
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Juliette,
Les mots que tu mets sur notre souffrance sont d'une incroyable justesse.....ils tombent tel un couperet aiguisé.....j'aimerai que les *autres* puissent lire la même chose *et surtout la comprendre ou du moins essayer*
Aves tout mon soutien
....
Alexandra
Meme si je ne dois être que trop loin de ce que vous endurez, je pense pouvoir vous comprendre, ayant été moi même prisonnier de mes peurs, mes voix...
Je ne peux que vous souhaiter le meilleur, car personne ne mérite cela.
Courrage a vous !
J'ai découvert ton blog car un visiteur sur le mien a tapé "je souffre de toc blog" dans google, que j'étais le premier résultat et toi le second. d'avoir vu des émissions au sujet de la boulimie et de l'anorexie a poussé ma curiosité jusqu'à ta page d'accueil.
pour commencer, je ne serais pas dramatique car si ta situation peut être jugée grave, ce n'est pas la peine d'en rajouter une couche. j'ai une maigreur constitutionnelle qui fait que je ne prend pas (ou très peu) de poids en mangeant. tu enrages ? t'inquiète, moi aussi car j'aimerai bien grossir !!! ;-)
sinon, de ce que j'ai pu comprendre, l'anorexie (et/ou la boulimie) ne sont que le symptôme d'une souffrance psychologique. Si ton quotidien est axé sur la problématique du poids, je pense que consulter un spécialiste des maladies mentales (j'ai vu moi-même un psychiatre pour mon toc) te permettra d'avancer sur le bon terrain, je pense.
mon amie est erothérapeute et son avis est le même que le mien. ou alors c'est le sien qui a déteint sur moi. ;-)
voilà en tous cas tout ce que j'avais à te dire. changer quelques petites choses dans sa vie, déménager, s'éloigner un peu de ses parents (excellent traitement pour moi) peut déjà t'aider à avancer.
mais tu ne dois pas te plaindre de ta maladie ou de ton état si tu ne fais rien contre cela. tu dois agir.
un petit coup de pouce : adresse-toi aux urgences psychiatriques de ton département ou de ta ville principale. ils sauront te mettre le pied à l'étrier.
bises et passe faire un tour sur mon blog quand tu en auras le temps. en attendant, je te somme de reprendre 10 kilos ! (nan je déconne ; par contre tu appelles les urgences psychiatriques avant demain soir).
yom'
Heu, oui j'enrage...
Si c'est pour dire des trucs pareils franchement, te donnes pas tant de mal, écris à un autre:
"pour commencer, je ne serais pas dramatique car si ta situation peut être jugée grave, ce n'est pas la peine d'en rajouter une couche."
Rajouter une couche ?? Je comprends pas bien le but de cette phrase...
"j'ai une maigreur constitutionnelle qui fait que je ne prend pas (ou très peu) de poids en mangeant. tu enrages ? t'inquiète, moi aussi car j'aimerai bien grossir !!! ;-)"
Oui j'enrage, je ne comprends pas pourquoi tu me dis ça, tu crois que ça m'amuse de me faire tant de mal peut-être, c'est pas un concours de régimeuse l'anorexie.
"mais tu ne dois pas te plaindre de ta maladie ou de ton état si tu ne fais rien contre cela. tu dois agir."
Heu, j'ai l'air de rien faire pour ???
Je vais dans des groupes de discussions, je suis suivie en service nutri à l'hôpital, je vois un psy toutes les semaines, j'écris sur ce blog...
Heu franchement, c'est déjà beaucoup je trouve.
Et tu as as lu mon blog, j'ai l'air de me plaindre et de ne rien faire pour lutter contre ces maladies ???
"un petit coup de pouce : adresse-toi aux urgences psychiatriques de ton département ou de ta ville principale. ils sauront te mettre le pied à l'étrier."
C'est gentil pour ton coup de pouce mais je suis déjà suivie et suivie de près, pas besoin d'urgences psychiatriques, j'ai peut-être une maladie mentale mais je ne suis pas une folle furieuse à placer dans une camisole... je peux très bien aller en psychiatrie sans en passer par les urgences.
Ca fait 14 ans que je suis dans ces maladies, j'en ai "guérie" plusieurs fois, je commence à avoir un peu l'habitude des traitements, médecins, genres de service....
Tu me sommes de prendre 10 kilos mais t'as aucune idée de combien je pèse, je pourrai aussi bien peser 30 kilos qu'en peser 100, je suis pas dans un stade de maigreur critique...
Encore la bonne croyance, toutes les anorexxiques ne sont pas squelettiques, pas plus que les boulimiques sont obèses...
Mais surtout, surtout, t'es sûr d'avoir lu le texte en dessous du quel tu viens de laisser un message parce que franchement, c'est justement tout ça qui y est expliqué ???
Si c'est pour mettre un com seulement d'après le titre sans même lire une ligne... passes franchement, ça n'a pas d'intéret.
et puis un "merci" aussi : voilà des pages qui aident à comprendre ces maladies...
JE NE PENSE PAS QUE TU SOIS PRO-ANA, pour ce que je sais de ce qu'est ce groupe.
Je n'en suis pas.
Je ne souffre pas autant que toi, parce que je ne me fais plus vomir, même si j'use d'une boîte de laxatifs par jour.
Mais je te souhaite Bon courage, et surtout, comprends ta peur de grossir. J'aid écidé de guérir, mais comme je ne sais pas manger normalement, je ne mange depuis que du chocolat: + 22 kgs en un mois, + 35 en un an.
Maintenant je suis dépressive, et ai peur de re-sombrer dans l'anorexie, alors je ne sais pas comment faire pour maigrir.
Mille bisous
Tu n'es surement pas une pro-ana, car je pense que pour en être une il faut se considérer comme l'étant!
bisous!
Je suis un peu ton blog et d'autres sur l'anorexie car je pense aussi souffrir d'un problème de TCA. Je n'ai jamais réussi à manger correctement soit je me mettais à la diète soit je m'empifrais et après une grosse depression et le decès de quelqu'un de proche je me suis empiffrée + alcool donc aujourd'hui je suis grosse. Je voudrai juste te dire de faire attention à toi et de bien te soigner pour arriver à enrayer ce mal être et ce mal bouffe. Es-tu allée faire des examens pour tes maux de ventre. Mon mari lui n'a pas de soucis de poids mais il a des problèmes de reflux et il vomi régulièrement sans le chercher et maintenant il a des soucis de santé et doit faire une gastroscopie car le bas de son oesophage a des soucis. Il doit faire des biopsies. Je ne te dit pas cela pour te faire peur mais juste pour que tu prennes soin de toi.
P.S T'a raison de rabattre le caquet à YOM c'est vraiment trop crétin ses commentaires.
Je ne crois pas que tu sois pro ana mais que tu veuille te sortir de TCA. Ayant souffert d,anorexie et boulimie pendant pres de 3 ans, jamais je ne l,ai avoue ou voulu l,avouer, c la difference. Cela fait 10 que je combat la maladie, j, en garde aujourd
Bonjour Juliette,
Quelques mots de R. Char pour vous, admirable jeune femme dont les écrits me touchent tant, aussi bien par la souffrance que par l’intelligence et la finesse qui s’y manifestent :
« Tout ce que nous accomplirons d’essentiel à partir d’aujourd'hui, nous l’accomplirons faute de mieux. Sans contentement ni désespoir. Pour seul soleil : le bœuf écorché de Rembrandt. Mais comment se résigner à la date et à l’odeur sur le gîte affichées, nous qui, sur l’heure, sommes intelligents jusqu’aux conséquences ?
Une simplicité s’ébauche : le feu monte, la terre emprunte, la neige vole, la rixe éclate. Les dieux-dits nous délèguent un court temps leur loisir, puis nous prennent en haine de l’avoir accepté. Je vois un tigre. Il voit. Salut. Qui, là, parmi les menthes, est parvenu à naître dont toute chose, demain, se prévaudra ? ».
René Char, Cahier de l’Herne.
En espérant que vous ne trouverez pas cela déplacé, je vous souhaite de parvenir à prendre soin de vous, d’être pour vous la maman que vous auriez peut-être voulu avoir, pleine de douceur et d’indulgence, de parvenir à mettre au jour, par-delà les déterminations toutes faites (anorexique, boulimique, “procrastinatrice”, etc.), la mesure que vous, unique, êtes et que personne ne peut vous imposez puisque seule pouvez la connaître (et je ne parle évidemment pas de poids).
Albertine
chère Juliette,
je tombe un peu par hasard sur votre site et je voulais vous dire que votre histoire me touche beaucoup. votre écriture est rès forte, précise, élégante et le contenu évidemment impressionnnant. vous livrez là une expérience de la maladie très honnête et bien analysée. Je vous souhaite toujours un grand courage et la chance de bonnes rencontres qui peuvent aider à enfin se supporter un peu plus. Je suis de tout coeur avec vous.
Carole
Bonjour Juliette.Votre soutien m"ai pressieuse,je souffre tellement de crise.Venez me lire svp et me donner votre avis.je suis en colere de la situation,mais je lui pardonne toujour tout au fini.commen continuer du croire encore/Je vais si mal elle.elle est reparti en crise en erence entre crise de boulimie crise d'alcool,crise d'homme sans protection..je soufrd aidez moi svo..
Adez moi svp,je souffre de ses dehordre spychatrique et tca. elle est en fuite un brat de fere.elle est reparti dans l'alcool aussi, traverssant les nuit ivre,de bar en bar accompagné par des hommes d'un coupje suis perdu.helpe me.
patrick
Bonjour,cliquez sur l'image
Juliette...
Touchante, émouvante, vibrante, pleine de vie et de souffrance... Ca donne envie de te faire aimer la vie! Rire, sourire, ce sont les meilleures drogues! Diificile à trouver, je te l'accorde... Alors cherche les et je te souhaite de les trouver sur ta route!
Bon courage
Une autre Juliette!
Enfin bref, je te souhaite bon courage...
biz-biz ^^
Aidez moi , je souffre de boulimie ! Mais je ne me fais pas vomir , a chaque fois j'essaie de me mettre au régime mais j'y arrive jamais , je rapporte tout au lendemain "oh demain je ferai le régime" , je pense connaitre l'origine de cette boulimie , j'ai perdu 10kilos , en me privant de tout et depuis que l'on m'a forcé a manger j'ai pris 20 kilos je suis en surpoids ... aidez moi , ma mere ne me croit pas elle me dit :" si tu fais des efforts t'yarrives" , mais elle ne comprend pas que j'y arrive pas , j'ai des pulsions je mange tout ce que je trouve jusqu'a écoeurement , je n'en parle pratiquement jamais , a mes amis je n'en parle jamais , je me suis mutilée plusieurs fois car je me déteste , je me sens infèrieure aux autres... voilà , j'aimerai pouvoir guérir toute seule, est ce possible vous croyez?
Echo.
Sensation étrange à la lecture de tes mots.
Les défis, la procrastination, les troubles anxieux, les cachetons et tout le tralala.
Des mots que l'on emploie à chaque rdv psy.
Tout ça forme une sacrée boule de noeuds.
Un tableau un peu décourageant parcequ'on ne sait pas par où commencer.
Pour le risperdal, j'ai refusé aussi, là je carbure au valium au tercian, à l'immovane et au théralène pour dormir, de l'atarax (qui n'a strictement aucun effet sur moi, même en dose importante), du prozac, des vitamines pour les carences diverses et des médocs pour le sevrage à l'alcool.
ça fait pas mal de petites pilules colorées tous les jours. ça me fout en l'air d'avoir besoin de tout ça, mais ça me met dans un état insupportable si je ne les prends pas.
Je suis "ravie" (je ne sais pas si c'est le mot) de ton long commentaire qui m'a sincerement fait plaisir, et en effet, les similitudes entre nos 2 situations sont bien là, et quelque part, bien egoïstement, ça me rassure. Multidépendances, oui, et c'est ça le malaise. Les TCAs ne sont qu'une conséquence de mes troubles anxieux qui sont eux mêmes causés par une accumulation de trucs dans l'enfance, et je ne sais m'apaiser qu'à coup de lames, d'alcool et autres. Comme si je ne me sentais vivante qu'en me détruisant, jsais pas si tu vois le truc. J'ai besoin d'avoir mal pour me sentir vivante. Comme pour vérifier...
Je suis vraiment contente de t'avoir lue, et espere pouvoir le faire encore. Le mieux serait évidemment que tu n'aies plus besoin de cet endroit pour te vider, et c'est ce que je te souhaite profondément. Je comprends ce que tu m'as écrit sur le sens de ton blog et son contenu. Pour ma part j'essaie de ne pas me censurer, mais parler des TCAs est bien plus facile, on peut s'identifier à un tas de filles. Parler d'alcool et autres, c'est déja plus rare, et on se sent marginalisé. Seule quoi. Et honteuse; parceque oui, c'est trash.
J'ai fini par me dire que j'en avais rien à foutre, que cet endroit était mien et que j'y écrirai ce que je voulais. Et j'imagine que si j'ai toujours des lecteurs, c'est que je ne dois pas être la seule à me bousiller comme ça.
Je t'embrasse et t'envoie du courage, du bout de mes ptits bras.
Dangereuse fascination je l'assume, je le reconnais, je me hais pour ça...
Je ne sais pas ce que je suis, qui je suis, je ne me définis que par ces troubles que je me donne... Automutilation? oui depuis quelques mois...
Le plus dur c'est TCA... J'en souffre, c'est évident que ma relation à la nourriture n'est pas saine, que quelque chose, en moi débloque, mais quoi? Anorexie? Boulimie non vomitive? Hyperphagie boulimique? Compulsion?
Comment mettre un mot sur ces maux...
Comment savoir qui je suis si je ne sais pas de quoi je souffre?
En disparaissant peut être... J'y pense davantage chaque jour et ça me terrifie... Je m'empiffre pour oublier, les kilos s'accumulent et avec eux le degout de moi même, le reflet du miroir devient insupportable, toute cette graisse autour de mes cuisses, je ne sens que ça, l'arracher d'un coup, manger, m'empiffrer pour oublier, trancher pour ne plus penser, dormir, oublier, partir...
Voguer sur les blogs de ces jeunes filles qui savent, connaissent, vivent les tourments que je ne fais qu'approcher...
Je ne sais pas qui je suis, j'ai honte de désirer parfois dire je suis orphee et je suis anorexique, je suis orphee et je suis boulimique...
Aujourdh'ui je ne peux que dire je suis orphee et je ne suis rien.
Ton blog est un bonheur, il m'éclaire sur le mal, les maux qui hantent mon corps, trahit mon âme...
Je finirais par les mots d'un grand sage, Monsieur Schwarzy: "I'll be back"
je n'ai pas le sentiment que tu parles de tout cela pour te guérir mais pour te plaindre. à part les médecins et les médocs, qu'as-tu fait pour toi afin de guérir ? passer de la ville à la campagne, s'éloigner de ta famille... bref, changer de terreau puisque celui dans lequel tu as grandi peut être la cause de tes soucis.
tenter cela, l'as-tu fait ? et couper ton blog aussi : y as-tu songé ?
te complais-tu dans tes maladies car elles donnent un sens à ta vie ou cherches-tu vraiment à t'en sortir ?
Je vais t'en faire faire une autre, de découverte: on a tous des nombrils différents!
Tu te poses en donneur de leçon sans avoir lu la moitié de son blog, tu parles de guérison sans même faire attention à tout ce qu'elle a déjà pu entreprendre. C'est siii facile d'accuser les autres de se complaire dans une maladie quand soit même on ne la subit pas.
Ta recette miracle pour guérir? Un bon bol d'air. Bon sang mais c'est bien sûr, l'anorexie est une cousine de la coqueluche! Heureusement que tu es là, peut-être même qu'elle s'est coupée du monde et qu'elle a oublié que les imbéciles comme toi existe.
Je ne pense pas que la meilleure façon de t'aider consiste à s'apitoyer sur ton sort. Ce ne serait pas t'aider. En revanche, comme un bain d'eau gelée, te claquer des baffes à coups de commentaires me semblait plus constructif, quelle que soit l'image que je pourrai laisser de moi. De toute façon je m'en fous : je ne suis pas parfait.
A bientôt et courage *
BONJOUR JE VIENS DE ME CONNECTER SUR VOTRE BLOG ET TOUT CE QUE VOUS DITES EST TELLEMENT VRAI...surtout votre réflexion sur la société et le rapport que l'on a à la maladie.
je suis anorexique depuis mes 17 ans et j'en ai 20 aujourd'hui. je suis passée de 64 à 27 kg en un an puis je suis revenue à mon poids de départ mais je ne suis pas guérie...je pense toujours au traumatisme qu'a été mon anorexie, j'en fait des cauchemards la nuit notamment de mon hospitalisation et de toutes leurs règles à la c... mais en même temps je suis terrifiée de perdre totalement ce lien qui m'unit à cette maladie et à chaque fois que je me fais vomir, à chaque fois que je regarde mon corps...je me revois il y a deux ans.
je suis aujourd'hui boumlimique vomisseuse après avoir été boulimique d'où ma reprise de poids qui me hante actuellement même si c'est elle qui me permet de vivre.
j'ai failli mourir et je ne le réalise que lorsque je croise d'autres malades.
je les envie et j'ai en même temps à chaque fois envie de pleurer de douleur, mon corps se souvient de cette soufrance
parce que toutes les anorexiques sont un peu masochistes involontairement, parce que l'anorexie est une maladie où l'on n'arrive pas à prendre du recul.
parce qu'à l'instar du sida dans les années 80, l'anorexie et la boulimie sont empreintes de clichés,de peur et de honte.
enfin, ce n'est que mon humble avis.
courage à toutes celles qui traversent cela.