Mercredi 23 août 2006 3 23 /08 /2006 22:31
Août 2006:

Je suis actuellement boulimique vomisseuse et même si j'ai du mal à me l'avouer anorexique.

Tous mes TCA ont commencé très tôt, dès l'entrée au collège, j'ai aujourd'hui 26 ans.
Tout a commencé par l'anorexie restrictive, la boulimie est apparue au lycée.
Les maladies ont jonglé, j'ai eu quelques périodes de répit.
Actuellement je perds beaucoup de poids, non pas que ce choix soit guidé par mes obsessions mais j'ai eu des problèmes de santé qui ont nécessité des traitements médicamenteux assez lourds.
J'essaie de maigrir en faisant le moins de crises possible, et en évitant de retomber dans l'anorexie purement restrictive.
Ces 2 maladies sont là, j'essaie de ne pas les laisser plus s'installer, j'avoue que faire un régime sans tca est vraiment dur pour moi qui ai toujours vécu avec.
Toute la journée je me bât contre ces voix, celle de l'anorexie qui me rappelle, me fait croire en une issue, une solution de facilité merveilleuse et la boulimie qui m'insulte et me rabaisse...
J'aimerai guérir ne plus vivre avec, être capable vivre comme tout le monde mais j'ai très peur.
J'ai peur de ne plus pouvoir maigrir, j'ai peur de grossir, j'ai peur de ne plus avoir de repères et d'arrêter de perdre du poids quand mon nutritionniste me dira qu'il est temps.
J'ai peur de ne pas me rendre compte que je suis encore grosse.
J'ai peur de ne plus avoir ces maladies dans mon tirroir.
Chaque jour je me dis que je regarderai ça plus tard, que la guérison attendra encore plusieurs kilos parce que je serai incapable de m'accepter grosse, que je veux repartir sur des bases saines...
Et en même temps, ces 2 maladies m'empêchent de maigrir à présent.
J'ai perdu la première partie de ce poids à perdre trop rapidement (selon les autres) et mon corps fait obstacle.
Je ne sais plus quoi me dire, j'en ai déjà parlé, mais à chaque fois le médecin, la personne ou même le livre emploi la phrase qui me fait me retourner et me boucher les oreilles "on ne décide pas de son poids"...
J'ai décidé de "bricoler" en attendant et tant que c'est encore possible...



Depuis le mois de Novembre 2006:

Je suis suivie par un psychiatre, je n'avais plus le choix, ça faisait trop longtemps, c'était trop pesant. Une sombre période de dépression est installée depuis le mois d'août. Ce psychiatre est spécialiste des dépendances et ce n'est pas plus mal car j'en ai d'autres que les TCA (achats compulsifs, procrastination).
Je ne peux plus m'en sortir sans cachets. J'ai beaucoup de mal à accepter d'en prendre, je vois ça comme un échec et surtout, j'ai très peur qu'en allant mieux je culpabilise moins en mangeant, j'ai peur de perdre le contrôle.
Je prends une mollécule qui ne me réussit pas et m'enfonce dans les angoisses, on me remplace cette mollécule par une autre. Les angoisses étaient si fortes que j'avais du mal à respirer, elles duraient jour et nuit, je ne vivais plus.
J'ai tout l'attirail: AD, anxiolytiques et somnifères dont le me sers au début.
Je ne savais pas vivre sans les TCA (et je ne sais toujours pas).

J'ai lâchement abandonné mon suivi en service de nutrition hospitalier.
Ma nutritionniste pourtant réputée n'a pas été très fine en août en me disant que je n'arriverais plus à maigrir, que jamais je ne pourrais perdre tous les kilos que m'ont fait prendre ces médicaments. Dans ma tête a raisonné le mot "défi" et l'anorexie est revenue en trombe.


De Août à Janvier

Les restrictions sont très fortes, je ne mange plus que liquide et je  "gardes" en moi entre zéro et 500 calories, je me shoote à la faim.
Je suis dans un état de faiblesse et de dépression assez prononcé. La dénutrition est là, pourtant je ne suis pas maigre, ni même mince.
Je me calme pendant les fêtes de Noël, je suis chez mes parents et ma mère me harcèle. Elle me dit que je devrais manger, je réagis en ne mangeant pas, elle me dit que j'abuse, j'en prends encore plus et vais vomir. Mon esprit de contradiction est très prononcé.
J'ai mangé pendant les vacances, j'ai du mal désormais à assumer la faim, les restrictions sont moins dangereuses.



En Février: 2007

Les restrictions sont moins présentes. Les compulsions remplacent la boulimie.
Et sont malheureusement toujours présents, les vomissements.
Je deviens plus responsable dans la prise de cachets, j'arrête d'en abuser. J'en ai des stocks, toujours dans la peur de manquer, j'allais d'un généraliste à un autre m'en faire prescrire.
Aujourd'hui, je prends un AD le matin, un anxiolytique quand l'angoisse est trop insupportable, j'essaie de ne pas y avoir recours plus d'une fois par semaine.
Les insomnies persistent et je ne prends plus de somnifères, ils sont complètement inéfficaces sur moi.
Je commence à retrouver le sourire, les angoisses s'espacent, je mange avec moins de culpabilité, mais je maigris toujours. Je n'ai toujours pas perdu tout le poids que m'a fait prendre les antiépileptiques, ceci-dit je ne suis plus en danger ou diforme selon les autres et les médecins. En même temps je partais de très bas.
Malgré une perte de 30 kilos, je ne vois rien, mon corps est toujours trop gros.
Je commence à avoir très peur de maigrir, chose que je n'ai jamais connu car je perds ma carapace, j'entre dans le monde des gens normaux. Il va falloir que je fasse sans la carapace de la maigreur ni du surpoids. C'est très dur pour moi, je retarde presque l'amaigrissement.


Par Juliette - Publié dans : Présentation
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Commentaires

Juliette,


Les mots que tu mets sur notre souffrance sont d'une incroyable justesse.....ils tombent tel un couperet aiguisé.....j'aimerai que les *autres* puissent lire la même chose *et surtout la comprendre ou du moins essayer*


Aves tout mon soutien


....


Alexandra

Commentaire n°1 posté par Alexandra le 18/10/2006 à 12h28

Meme si je ne dois être que trop loin de ce que vous endurez, je pense pouvoir vous comprendre, ayant été moi même prisonnier de mes peurs, mes voix...


Je ne peux que vous souhaiter le meilleur, car personne ne mérite cela.


Courrage a vous !

Commentaire n°2 posté par Mr C. le 20/10/2006 à 14h39
Salut !

J'ai découvert ton blog car un visiteur sur le mien a tapé "je souffre de toc blog" dans google, que j'étais le premier résultat et toi le second. d'avoir vu des émissions au sujet de la boulimie et de l'anorexie a poussé ma curiosité jusqu'à ta page d'accueil.

pour commencer, je ne serais pas dramatique car si ta situation peut être jugée grave, ce n'est pas la peine d'en rajouter une couche. j'ai une maigreur constitutionnelle qui fait que je ne prend pas (ou très peu) de poids en mangeant. tu enrages ? t'inquiète, moi aussi car j'aimerai bien grossir !!!   ;-)

sinon, de ce que j'ai pu comprendre, l'anorexie (et/ou la boulimie) ne sont que le symptôme d'une souffrance psychologique. Si ton quotidien est axé sur la problématique du poids, je pense que consulter un spécialiste des maladies mentales (j'ai vu moi-même un psychiatre pour mon toc) te permettra d'avancer sur le bon terrain, je pense.

mon amie est erothérapeute et son avis est le même que le mien. ou alors c'est le sien qui a déteint sur moi.  ;-)

voilà en tous cas tout ce que j'avais à te dire. changer quelques petites choses dans sa vie, déménager, s'éloigner un peu de ses parents (excellent traitement pour moi) peut déjà t'aider à avancer.

mais tu ne dois pas te plaindre de ta maladie ou de ton état si tu ne fais rien contre cela. tu dois agir.

un petit coup de pouce : adresse-toi aux urgences psychiatriques de ton département ou de ta ville principale. ils sauront te mettre le pied à l'étrier.

bises et passe faire un tour sur mon blog quand tu en auras le temps. en attendant, je te somme de reprendre 10 kilos ! (nan je déconne ; par contre tu appelles les urgences psychiatriques avant demain soir).

yom'
Commentaire n°3 posté par Yomguaille le 14/11/2006 à 15h47
YOM
Heu, oui j'enrage...
Si c'est pour dire des trucs pareils franchement, te donnes pas tant de mal, écris à un autre:

"pour commencer, je ne serais pas dramatique car si ta situation peut être jugée grave, ce n'est pas la peine d'en rajouter une couche."
Rajouter une couche ?? Je comprends pas bien le but de cette phrase...

"j'ai une maigreur constitutionnelle qui fait que je ne prend pas (ou très peu) de poids en mangeant. tu enrages ? t'inquiète, moi aussi car j'aimerai bien grossir !!!   ;-)"
Oui j'enrage, je ne comprends pas pourquoi tu me dis ça, tu crois que ça m'amuse de me faire tant de mal peut-être, c'est pas un concours de régimeuse l'anorexie.

"mais tu ne dois pas te plaindre de ta maladie ou de ton état si tu ne fais rien contre cela. tu dois agir."

Heu, j'ai l'air de rien faire pour ???
Je vais dans des groupes de discussions, je suis suivie en service nutri à l'hôpital, je vois un psy toutes les semaines, j'écris sur ce blog...
Heu franchement, c'est déjà beaucoup je trouve.
Et tu as as lu mon blog, j'ai l'air de me plaindre et de ne rien faire pour lutter contre ces maladies ???

"un petit coup de pouce : adresse-toi aux urgences psychiatriques de ton département ou de ta ville principale. ils sauront te mettre le pied à l'étrier."
C'est gentil pour ton coup de pouce mais je suis déjà suivie et suivie de près, pas besoin d'urgences psychiatriques, j'ai peut-être une maladie mentale mais je ne suis pas une folle furieuse à placer dans une camisole... je peux très bien aller en psychiatrie sans en passer par les urgences.
Ca fait 14 ans que je suis dans ces maladies, j'en ai "guérie" plusieurs fois, je commence à avoir un peu l'habitude des traitements, médecins, genres de service....

Tu me sommes de prendre 10 kilos mais t'as aucune idée de combien je pèse, je pourrai aussi bien peser 30 kilos qu'en peser 100, je suis pas dans un stade de maigreur critique...
Encore la bonne croyance, toutes les anorexxiques ne sont pas squelettiques, pas plus que les boulimiques sont obèses...

Mais surtout, surtout, t'es sûr d'avoir lu le texte en dessous du quel tu viens de laisser un message parce que franchement, c'est justement tout ça qui y est expliqué ???

Si c'est pour mettre un com seulement d'après le titre sans même lire une ligne... passes franchement, ça n'a pas d'intéret.
Commentaire n°4 posté par Juliette le 14/11/2006 à 16h43
c'est juste un "bravo" et un "bon courage"...
et puis un "merci" aussi : voilà des pages qui aident à comprendre ces maladies...
Commentaire n°5 posté par amelK le 16/11/2006 à 22h43

JE NE PENSE PAS QUE TU SOIS PRO-ANA, pour ce que je sais de ce qu'est ce groupe.


 


Je n'en suis pas.


 


Je ne souffre pas autant que toi, parce que je ne me fais plus vomir, même si j'use d'une boîte de laxatifs par jour.


 


Mais je te souhaite Bon courage, et surtout, comprends ta peur de grossir. J'aid écidé de guérir, mais comme je ne sais pas manger normalement, je ne mange depuis que du chocolat: + 22 kgs en un mois, + 35 en un an.


 


Maintenant je suis dépressive, et ai peur de re-sombrer dans l'anorexie, alors je ne sais pas comment faire pour maigrir.


Mille bisous

Commentaire n°6 posté par Zhealy le 17/12/2006 à 00h11
Bon courage!!
Tu n'es surement pas une pro-ana, car je pense que pour en être une il faut se considérer comme l'étant!
bisous!
Commentaire n°7 posté par Devillia le 26/12/2006 à 13h52
alor deja je croi ke ta dieteticien est conne , mai je pense kil fau trouver les bonnes personnes et apres sava , moi perso pour dormir je prend lkes anxiolytik  , je c pa trop koi dire vraiment dsl , a par ke kan je suis chez mes grand parent eu aussi il me soul :) enfin bref voila koi
Commentaire n°8 posté par titecammie352 le 14/02/2007 à 11h14
voilà j ai 32 ans aujourd hui et j ai le meme probleme que vous toute ici,je n en peut plus cela fait mnt 13 ans que sa dure et j en souffre,ca a commencé par des petits regime stricte de la grossesse de mon 2 eme j ai pris enormément de poids donc je voulait en perdre.puis je remangeait voyant que je reprenait du poids je me suis dite qu en mangeant et me faire vomir par la suite je ne profiterait pas en mangeant se que j ai envie.mnt cela est grave je devient de plus en plus nerveuse et sa me hante je me sent meme plus mangé tout y passe,je mélange toute sorte du salé au sucré et j ai tres peur car tout les jours c est un rituel et j ai deja fait un hulser a l estomac,je vomissait du sang .j en ai parler a mon mari mais il me repond c est bete je te comprend pas manger puis vomir quel gaspillage,je sais qu il a raison mais je n ai pas le choix c est comme un demon qui me le rappelle tous les jours et là j ai vraiment besoin d aide et quelque part j ai peur d aller a l hopital me faire soigner car pour moi je suis pas folle  AIDER MOI SVP QUE DOIJE FAIRE  cathy
Commentaire n°9 posté par cathy le 09/03/2007 à 14h12

Je suis un peu ton blog et d'autres sur l'anorexie car je pense aussi souffrir d'un problème de TCA. Je n'ai jamais réussi à manger correctement soit je me mettais à la diète soit je m'empifrais et après une grosse depression et le decès de quelqu'un de proche je me suis empiffrée + alcool donc aujourd'hui je suis grosse. Je voudrai juste te dire de faire attention à toi et de bien te soigner pour arriver à enrayer ce mal être et ce mal bouffe. Es-tu allée faire des examens pour tes maux de ventre. Mon mari lui n'a pas de soucis de poids mais il a des problèmes de reflux et il vomi régulièrement sans le chercher et maintenant il a des soucis de santé et doit faire une gastroscopie car le bas de son oesophage a des soucis. Il doit faire des biopsies. Je ne te dit pas cela pour te faire peur mais juste pour que tu prennes soin de toi.


P.S T'a raison de rabattre le caquet à YOM c'est vraiment trop crétin ses commentaires.

Commentaire n°10 posté par esma le 13/03/2007 à 14h03

Je ne crois pas que tu sois pro ana mais que tu veuille te sortir de TCA.  Ayant souffert d,anorexie et boulimie pendant pres de 3 ans, jamais je ne l,ai avoue ou voulu l,avouer, c la difference. Cela fait 10 que je combat la maladie, j, en garde aujourd

Commentaire n°11 posté par zolico le 02/05/2007 à 02h46

Bonjour Juliette,



 



Quelques mots de R. Char pour vous, admirable jeune femme dont les écrits me touchent tant, aussi bien par la souffrance que par l’intelligence et la finesse qui s’y manifestent :


 


« Tout ce que nous accomplirons d’essentiel à partir d’aujourd'hui, nous l’accomplirons faute de mieux. Sans contentement ni désespoir. Pour seul soleil : le bœuf écorché de Rembrandt. Mais comment se résigner à la date et à l’odeur sur le gîte affichées, nous qui, sur l’heure, sommes intelligents jusqu’aux conséquences ?


Une simplicité s’ébauche : le feu monte, la terre emprunte, la neige vole, la rixe éclate. Les dieux-dits nous délèguent un court temps leur loisir, puis nous prennent en haine de l’avoir accepté. Je vois un tigre. Il voit. Salut. Qui, là, parmi les menthes, est parvenu à naître dont toute chose, demain, se prévaudra ? ».


René Char, Cahier de l’Herne.



 



En espérant que vous ne trouverez pas cela déplacé, je vous souhaite de parvenir à prendre soin de vous, d’être pour vous la maman que vous auriez peut-être voulu avoir, pleine de douceur et d’indulgence, de parvenir à mettre au jour, par-delà les déterminations toutes faites (anorexique, boulimique, “procrastinatrice”, etc.), la mesure que vous, unique, êtes et que personne ne peut vous imposez puisque seule pouvez la connaître (et je ne parle évidemment pas de poids).



 



Albertine

Commentaire n°12 posté par Albertine le 18/06/2007 à 13h05

chère Juliette,


 


je tombe un peu par hasard sur votre site et je voulais vous dire que votre histoire me touche beaucoup. votre écriture est rès forte, précise, élégante et le contenu évidemment impressionnnant. vous livrez là une expérience de la maladie très honnête et bien analysée. Je vous souhaite toujours un grand courage et la chance de bonnes rencontres qui peuvent aider à enfin se supporter un peu plus. Je suis de tout coeur avec vous.


 


Carole

Commentaire n°13 posté par carole le 29/06/2007 à 10h09

Bonjour Juliette.Votre soutien m"ai pressieuse,je souffre tellement de crise.Venez me lire svp et me donner votre avis.je suis en colere de la situation,mais je lui pardonne toujour  tout au fini.commen continuer du croire encore/Je vais si mal elle.elle est reparti en crise en erence entre crise de boulimie crise d'alcool,crise d'homme sans protection..je soufrd aidez moi svo..


 

Commentaire n°14 posté par PATRICK le 16/09/2007 à 05h05

Adez moi svp,je souffre de ses dehordre spychatrique et tca. elle est en  fuite un brat de fere.elle est reparti dans l'alcool aussi, traverssant les nuit ivre,de bar en bar accompagné par des hommes d'un coupje suis perdu.helpe me.


                                                                 patrick 


 Bonjour,cliquez sur l'image


                                   

Commentaire n°15 posté par PATRICK le 16/09/2007 à 05h19

Juliette...


Touchante, émouvante, vibrante, pleine de vie et de souffrance... Ca donne envie de te faire aimer la vie! Rire, sourire, ce sont les meilleures drogues! Diificile à trouver, je te l'accorde... Alors cherche les et je te souhaite de les trouver sur ta route!


Bon courage


Une autre Juliette!

Commentaire n°16 posté par Juliette... euh... une autre Juliette le 07/10/2007 à 23h36
Coucou, j'ai lu quelques-uns de tes articles, et je les ai trouvés d'une telle exactitude que j'en ai la bouche grande ouverte (de stupéfaction). Quand tu parles de tout ce qui accompagne selon toi les TCA etc, je me retrouve dans beaucoup des éléments de la liste. J'avoue que j'étais un peu perdue, et là je peux mettre des noms sur tous ces sentiments détestables, enfin, sur tous ces trucs... je sais même pas dans quelle catégorie on peut les mettre...
Enfin bref, je te souhaite bon courage...
biz-biz ^^
Commentaire n°17 posté par Veira le 29/10/2007 à 00h33

Aidez moi , je souffre de boulimie ! Mais je ne me fais pas vomir , a chaque fois j'essaie de me mettre au régime mais j'y arrive jamais , je rapporte tout au lendemain "oh demain je ferai le régime" , je pense connaitre l'origine de cette boulimie , j'ai perdu 10kilos , en me privant de tout et depuis que l'on m'a forcé a manger j'ai pris 20 kilos je suis en surpoids ... aidez moi , ma mere  ne me croit pas elle me dit :" si tu fais des efforts t'yarrives" , mais elle ne comprend pas que j'y arrive pas , j'ai des pulsions je mange tout ce que je trouve jusqu'a écoeurement , je n'en parle pratiquement jamais , a mes amis je n'en parle jamais , je me suis mutilée plusieurs fois car je me déteste , je me sens infèrieure aux autres... voilà , j'aimerai pouvoir guérir toute seule, est ce possible vous croyez?

Commentaire n°18 posté par sophie le 12/01/2008 à 20h36
Han.
Echo.
Sensation étrange à la lecture de tes mots.
Les défis, la procrastination, les troubles anxieux, les cachetons et tout le tralala.
Des mots que l'on emploie à chaque rdv psy.
Tout ça forme une sacrée boule de noeuds.
Un tableau un peu décourageant parcequ'on ne sait pas par où commencer.
Pour le risperdal, j'ai refusé aussi, là je carbure au valium au tercian, à l'immovane et au théralène pour dormir, de l'atarax (qui n'a strictement aucun effet sur moi, même en dose importante), du prozac, des vitamines pour les carences diverses et des médocs pour le sevrage à l'alcool.
ça fait pas mal de petites pilules colorées tous les jours. ça me fout en l'air d'avoir besoin de tout ça, mais ça me met dans un état insupportable si je ne les prends pas.
Je suis "ravie" (je ne sais pas si c'est le mot) de ton long commentaire qui m'a sincerement fait plaisir, et en effet, les similitudes entre nos 2 situations sont bien là, et quelque part, bien egoïstement, ça me rassure. Multidépendances, oui, et c'est ça le malaise. Les TCAs ne sont qu'une conséquence de mes troubles anxieux qui sont eux mêmes causés par une accumulation de trucs dans l'enfance, et je ne sais m'apaiser qu'à coup de lames, d'alcool et autres. Comme si je ne me sentais vivante qu'en me détruisant, jsais pas si tu vois le truc. J'ai besoin d'avoir mal pour me sentir vivante. Comme pour vérifier...
Je suis vraiment contente de t'avoir lue, et espere pouvoir le faire encore. Le mieux serait évidemment que tu n'aies plus besoin de cet endroit pour te vider, et c'est ce que je te souhaite profondément. Je comprends ce que tu m'as écrit sur le sens de ton blog et son contenu. Pour ma part j'essaie de ne pas me censurer, mais parler des TCAs est bien plus facile, on peut s'identifier à un tas de filles. Parler d'alcool et autres, c'est déja plus rare, et on se sent marginalisé. Seule quoi. Et honteuse; parceque oui, c'est trash.
J'ai fini par me dire que j'en avais rien à foutre, que cet endroit était mien et que j'y écrirai ce que je voulais. Et j'imagine que si j'ai toujours des lecteurs, c'est que je ne dois pas être la seule à me bousiller comme ça.

Je t'embrasse et t'envoie du courage, du bout de mes ptits bras.
Commentaire n°19 posté par Anorchidea le 17/03/2008 à 22h57
Je te découvre par un commentaire laissé sur le blog d'anorchidéa... Fascination... Pour elle, pour toi
Dangereuse fascination je l'assume, je le reconnais, je me hais pour ça...
Je ne sais pas ce que je suis, qui je suis, je ne me définis que par ces troubles que je me donne... Automutilation? oui depuis quelques mois...
Le plus dur c'est TCA... J'en souffre, c'est évident que ma relation à la nourriture n'est pas saine, que quelque chose, en moi débloque, mais quoi? Anorexie? Boulimie non vomitive? Hyperphagie boulimique? Compulsion?
Comment mettre un mot sur ces maux...
Comment savoir qui je suis si je ne sais pas de quoi je souffre?
En disparaissant peut être... J'y pense davantage chaque jour et ça me terrifie... Je m'empiffre pour oublier, les kilos s'accumulent et avec eux le degout de moi même, le reflet du miroir devient insupportable, toute cette graisse autour de mes cuisses, je ne sens que ça, l'arracher d'un coup, manger, m'empiffrer pour oublier, trancher pour ne plus penser, dormir, oublier, partir...
Voguer sur les blogs de ces jeunes filles qui savent, connaissent, vivent les tourments que je ne fais qu'approcher...
Je ne sais pas qui je suis, j'ai honte de désirer parfois dire je suis orphee et je suis anorexique, je suis orphee et je suis boulimique...
Aujourdh'ui je ne peux que dire je suis orphee et je ne suis rien.

Ton blog est un bonheur, il m'éclaire sur le mal, les maux qui hantent mon corps, trahit mon âme...
Je finirais par les mots d'un grand sage, Monsieur Schwarzy: "I'll be back"
Commentaire n°20 posté par orphee le 18/03/2008 à 19h45
c'est donc bien ça : on parle ici de son nombril et on exulte de joie quand celui du voisin est pareil au sien.

je n'ai pas le sentiment que tu parles de tout cela pour te guérir mais pour te plaindre. à part les médecins et les médocs, qu'as-tu fait pour toi afin de guérir ? passer de la ville à la campagne, s'éloigner de ta famille... bref, changer de terreau puisque celui dans lequel tu as grandi peut être la cause de tes soucis.

tenter cela, l'as-tu fait ? et couper ton blog aussi : y as-tu songé ?

te complais-tu dans tes maladies car elles donnent un sens à ta vie ou cherches-tu vraiment à t'en sortir ?
Commentaire n°21 posté par Yomguaille le 02/04/2008 à 17h39
Et oui, Yom, elle parle de son nombril! Mon dieu, serait-ce ce que font 99% des blogs sur le net? Parler du nombril de leur propriétaire? Mais quelle découverte tu fais là!
Je vais t'en faire faire une autre, de découverte: on a tous des nombrils différents!
Tu te poses en donneur de leçon sans avoir lu la moitié de son blog, tu parles de guérison sans même faire attention à tout ce qu'elle a déjà pu entreprendre. C'est siii facile d'accuser les autres de se complaire dans une maladie quand soit même on ne la subit pas.
Ta recette miracle pour guérir? Un bon bol d'air. Bon sang mais c'est bien sûr, l'anorexie est une cousine de la coqueluche! Heureusement que tu es là, peut-être même qu'elle s'est coupée du monde et qu'elle a oublié que les imbéciles comme toi existe.
Commentaire n°22 posté par Nina le 19/04/2008 à 15h07
Tu résumes partiellement mes propos, Nina. Et tu fais bien comme tu veux. Sur le reste, j'attends la réponse de Juliette.
Commentaire n°23 posté par Yomguaille le 26/05/2008 à 17h19
Ma réponse, A vrai dire, je ne vois pas bien l'intéret de répondre à tout ça, je le ferai bien si ça n'avait pas été tourné comme ça, là c'est de la provocation et j'ai pas envie de répondre à ce questionnaire, d'autant plus que Yomgaille, toutes les réponses sont dans mon blog. Si je vis loin de chez mes parents ? C'est écrit... Si je fais quelque chose pour guérir et quoi ? C'est écrit aussi... Des commentaires semblables à celui-ci j'en ai déjà eu, c'est les aléas des blogs après-tout... Celà-étant, peu laissent leurs adresses de blogs, je suis allée visiter le tien, et quelle surprise, je lis que tu as des TOC ! Une personne complètement indifférente au problème, je veux bien comprendre, mais une personne souffrant de TOC, j'avoue que ça m'a fait sourire, ça m'a interppelé. Peut-être que si tu avais lu plus mon blog dont les parties qui ne parlent pas de ma vie, mais qui parlent des troubles psychologiques, tu aurais peut-être lu que la boulimie est très soyvent et par beaucoup de médecins appellée "la maladie des TOC", tu aurais peut-être lu que souvent c'est un mal-être qui rassemble un trop grand nombre de TOC par les quels on s'échappe avec ces dépendances... Peut-être te serais-tu rendu compte que j'avais moi-aussi des TOC si tu avais lu ce blog. Et désolée,mais oui, je progresse, mes TOC sont de moins en moins présents, est-ce qu'ils sont partis seuls ? Pas du tout, ça a été un lourd travail. Oh oui ! Qu'est-ce que je ne fais plus ? Et bien déjà, j'arrête de chanter l'alphabet dans ma tête ou de le chantonner quand je suis mal pour ne pas entendre, ne pas me rendre compte, j'ai arrêté de me laver les mains une centaine de fois par jour (sans aucune exagération du nombre), j'ai arrêté les compulsions sur le ménage, je ne suis pas en train de reconter mon semainier toute la journée pour vérifier si j'ai bien prit mes cachets (je t'arrête, il s'agit pas d'une dépendance aux antidépresseurs ou autres, ça c'est dévelloppé quand j'ai fait de l'amnésie après mon opération et que je ne me rappellais pas si j'avais prit mes antiépileptiques). L'hypocondrie s'est calmée aussi. Je te conseille vivement de te renseigner car justement, il se trouve que le trouble du comportement alimentaire est un TOC. Et oui, j'ai aussi arrêté de classer mes aliments par couleur, de vérifier que tous les morceaux coupés pesaient le même poids, j'ai arrêté de couper mes grains de riz en trois, j'ai arrêté de compter et convertir compulsivement les calories, je ne me pèse plus toute la journée, je ne me pèse plus d'ailleurs... Bien entendu, j'ai encore beaucoup de TOC, mais ça s'estompe. Qu'est-ce que j'ai fait pour ? Bien j'ai un psychiatre, un psychanaliste et je travaille sur moi. Je te conseille de te renseigner sur : - phobies d'impulsion - trouble anxieux - TOC - TCA - névrose obsessionelle Sur ce.... Juliette
Commentaire n°24 posté par Juliette le 26/05/2008 à 18h21
Super Juliette, merci pour ta réponse complète. Je te provoques car ton récit raisonne chez moi comme une lamentation. A ce propos, j'ai cessé (par exemple) d'être mélancolique quand j'ai décidé de ne plus m'apitoyer sur mon sort, de penser au passé, d'avoir des idées noires. J'ai pris sur moi, petit à petit, pour devenir quelqu'un d'enjoué, très souriant, à l'aise en société. Pour les TOCs, je n'ai pas agit différemment : j'ai considéré que mon stress était au centre de tout cela et j'ai agit sur tout ce qui pouvait me calmer : conduire lentement, ne pas faire les choses à la dernière minute, ne plus être perfectionniste (que c'est bon d'être imparfait et de se dire que c'est normal), etc. Et la cerise sur le gâteau : la rencontre avec mon amie. Un apaisement, une sécurité, la quiétude. Peut-être aussi que j'ai dû penser à quelqu'un d'autre que moi, et que ça m'a aidé à me sortir de mon toc. Je précise que cette obsession était telle que le raconter autour de moi provoquait de la consternation, que j'ai été contacté 6 à 7 fois pour témoigner lors d'émissions télé sur ce sujet. Voilà, c'était pas "Je me lave tous les matins, c'est compulsif chez moi". Je me suis "collé des baffes" pour changer ma vision de la vie, et ça m'a grandement aidé à calmer mon TOC. Voilà pourquoi je pense qu'il faut aussi agir sur les éléments extérieurs, réduire ces agents anxiogènes. D'où mon expression sur "regarder son nombril".
Je ne pense pas que la meilleure façon de t'aider consiste à s'apitoyer sur ton sort. Ce ne serait pas t'aider. En revanche, comme un bain d'eau gelée, te claquer des baffes à coups de commentaires me semblait plus constructif, quelle que soit l'image que je pourrai laisser de moi. De toute façon je m'en fous : je ne suis pas parfait.
Commentaire n°25 posté par Yomguaille le 04/06/2008 à 11h30
je me suis permis d'emprunter un passage d'un de tes textes et j'y ai ajouté un lien pour que les lecteurs sachent qu'il est de toi. Je te préviens et aussi pour être sure que ça ne te gène pas je l'enlèverais si ça ne te plait pas. voila je repars à la lecture de ton blog.
A bientôt et courage *
Commentaire n°26 posté par desastre-corporel.sky le 01/08/2008 à 11h36

BONJOUR JE VIENS DE ME CONNECTER SUR VOTRE BLOG ET TOUT CE QUE VOUS DITES EST TELLEMENT VRAI...surtout votre réflexion sur la société et le rapport que l'on a à la maladie.
je suis anorexique depuis mes 17 ans et j'en ai 20 aujourd'hui. je suis passée de 64 à 27 kg en un an puis je suis revenue à mon poids de départ mais je ne suis pas guérie...je pense toujours au traumatisme qu'a été mon anorexie, j'en fait des cauchemards la nuit notamment de mon hospitalisation et de toutes leurs règles à la c... mais en même temps je suis terrifiée de perdre totalement ce lien qui m'unit à cette maladie et à chaque fois que je me fais vomir, à chaque fois que je regarde mon corps...je me revois il y a deux ans.
je suis aujourd'hui boumlimique vomisseuse après avoir été boulimique d'où ma reprise de poids qui me hante actuellement même si c'est elle qui me permet de vivre.
j'ai failli mourir et je ne le réalise que lorsque je croise d'autres malades.
je les envie et j'ai en même temps à chaque fois envie de pleurer de douleur, mon corps se souvient de cette soufrance
parce que toutes les anorexiques sont un peu masochistes involontairement, parce que l'anorexie est une maladie où l'on n'arrive pas à prendre du recul.
parce qu'à l'instar du sida dans les années 80, l'anorexie et la boulimie sont empreintes de clichés,de peur et de honte.
enfin, ce n'est que mon humble avis.
courage à toutes celles qui traversent cela.

 

Commentaire n°27 posté par BIAZZO le 03/10/2009 à 01h44

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